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MAUDE MARCAURELLE

        Née en 1982, à Nicolet, Maude suit des cours de piano à l’âge de sept ans durant trois années consécutives.  Ayant horreur des concerts de fin d’année et n’ayant plus d’intérêt pour le piano et la théorie musicale, elle se met à gratter la guitare de son père vers l’âge de dix ans.  À  l’adolescence, elle fait l’acquisition d’une guitare électrique.  En 1996, elle se produit pour la première fois sur une scène au Café Bistro L’Allegria, à Nicolet, accompagnant (à la voix) son père, Jean Marcaurelle, et son oncle, François Marcaurelle (qui lui-même fut auteur compositeur, pianiste et instigateur du Festival Off de Jazz de Montréal). Par la suite, Maude donne quelques petits spectacles lors de sa dernière année de secondaire avec sa compagne de musique Flavie.   Elle se met à la composition plus sérieusement vers l’âge de 18 ans. 

        Maude arrive à Montréal en 2001 pour y étudier le travail social à l’UQÀM.  Lors d’un 8 mars qu’elle organise avec le groupe Les Insoumises, en 2002, elle y présente, pour la première fois devant un public, une de ses compositions.  Sur la même scène se produit également ce soir-là, Ève-Marie Lampron, future membre du groupe Genr’radical, encore inexistant à cette époque.  Lors d’un 5 à 7 étudiant, Maude rencontre ensuite Véronique Marsan, joueuse de violoncelle, et dès leur première rencontre, elles se promettent d’essayer de jouer ensemble.  Entre-temps, en 2003, une rencontre féministe radicale s’organise et comme piste d’action, Maude lance l’idée de fonder un «band» féministe radical.  Peu de temps après, elle commence à jouer en duo avec Véro Marsan au violoncelle sur la scène montréalaise du milieu féministe.  Maude avait alors déjà rencontré également Yannick Demers, autre futur musicien du groupe Genr’radical.  Celui-ci avait proposé à Maude d’enregistrer ses chansons dans son studio-maison à son retour de voyage du Nicaragua en 2003.   

        Revenue de son tournage de documentaire sur la radio La Nandaimeña, Maude n’a qu’une idée en tête; enregistrer sa musique au bénéfice de la radio.  À l’occasion du lancement du documentaire, à l’automne 2003, Ève-Marie, Véro, Yannick et Maude font leur premier spectacle commun.  L’expérience est convaincante et le groupe Genr’radical se forme officiellement peu de temps après : Ève-Marie (guitare, voix), Véro (violoncelle, voix), Yannick (basse, voix) et Maude (guitare, voix). Le groupe se produit alors régulièrement dans des spectacles bénéfices pour des causes politiques et sociales qu’il appuie.

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  20e anniversaire du Centre des femmes d'ici et d'ailleurs,
Ève-Marie, Maude et Véro, 2005

        En 2004, Genr'radical enregistre l'album Akoustik'o'rebellion, œuvres originales de tous les membres du groupe.  Le disque est réalisé avec l'appui du Groupe d'entraide internationale Spirale, en lien avec le Centre communautaire Oscar Arnulfo Romero qui a fondé la radio La Nandaimeña. Genr’radical lance l’album en janvier 2005 au Divan Orange à Montréal.  En octobre 2005, d'un commun accord, Maude quitte le groupe et prend une petite pause musicale.

          En 2006, Maude est de retour sur scène en solo, puis en duo avec une autre auteure compositrice, Marie-Claude Goulet. Suite à son expérience en duo avec Marie-Claude, elle lui propose de réaliser une compilation féministe réunissant leurs compositions et bientôt celles de d'autres auteures qui composant des chansons écologistes ou reliées à des thèmes qui touchent la condition des femmes: Ana Popovic, Fabiola Ugarte, Karina Clavijo et Valérie Gagnon. Le nouveau projet est une fois de plus en lien avec la radio communautaire La Nandaimeña. Maude se lance dans la recherche de financement et de musicienNEs. Le Groupe d'entraide internationale Spirale accepte d'avancer quelques fonds. Des membres du réseau de Spirale contribuent également à soutenir l'initiative. Maude réunit donc quelques musicienNEs telles que Julie Houle au tuba, Valérie Gagnon à la flûte traversière et à la voix, Danny Armstrong au violon et Enrico Vivona à la basse. Le groupe nouvellement formé, qui se nomme Dissidence, effectue un premier spectacle le 30 mars 2007 au Toc Toc Café à Montréal; ce qui permet d'amasser quelques fonds pour l'enregistrement de la compilation.  Puis, à peine quelques semaines avant l’enregistrement, Maude fait la connaissance de Fabiola Ugarte, percussionniste, qui accepte de mettre à contribution son talent et sa créativité pour l’album, tout comme Marie-Annick Châteauneuf.


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Dissidence, Juin 2007 / Photos: Nathalie Proulx

        L'enregistrement du disque Le cri de l'opprimée du groupe Dissidence a lieu au Note Studio, au Cap-de-la-Madelaine (Trois-Rivières) en mai et juin 2007. Martin Grandbois, propriétaire du studio, leur fait un prix-rabais, et leur offre d'enregistrer la basse pour remplacer Enrico qui a dû quitter le projet. Jean-François Chicoine leur propose de faire un mastering à coût réduit pour la cause.   

        Après plusieurs semaines de recherche pour trouver une bassiste, Catherine Beaudoin-Duval se joint à Dissidence à peine quelques jours avant le lancement à Trois-Rivières (le 22 août 2007) et décide d'intégrer officiellement le groupe.  C’est ainsi que la formation musicale de Dissidence se consolide et poursuit sa route maintenant plus fréquemment en quatuor : Fabiola (percussions), Valérie (flûte traversière et voix), Catherine (basse) et Maude (guitare et voix).

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Dissidence, 2 novembre 2007, Léon'Art, Saint-Léon-Le-Grand
Photo: Nathalie Proulx

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               Dissidence, 2 novembre 2007, Léon'Art              
  Photo: Nathalie Proulx