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Bienvenue sur le site de la coalition anti-masculiniste.
La
Coalition anti-masculiniste est un rassemblement
d'individus travaillant depuis quelques mois à organiser la
résistance, face
à la mouvance masculiniste en général,
mais plus spécifiquement
face au Deuxième Congrès Parole d'Hommes, qui
polluera les locaux de l'Université de Montréal
du 22 au 24 avril prochain.
Plusieurs groupes militants (liste partielle affichée dans la section des liens) ont déjà
manifesté leur appui à la coalition en
adhérant à sa
plate-forme (reproduite plus bas sur cette page).
Visitez la section "documents"
du site pour des
détails supplémentaires, notamment pour consulter
l'horaire d'une journée d'activités et
de réflexions que nous organisons le Samedi 23 avril
à l'UQÀM - lieu prévu à l'origine pour la tenue du Congrès masculiniste
mais dont les organisateurs furent chassés grâce à la pression des gens du milieu.
Plate-forme de la coalition anti-masculiniste
(Cliquez ici pour une version imprimable) (Pour adhérer à cette plate-forme, cliquez ici)
Nous sommes une coalition d’individu-e-s féministes et
pro-féministes qui vise à dénoncer, dans un
contexte de la montée de la droite, de l'extrême droite et
du relativisme politique, les discours et actions réactionnaires
cherchant à dénigrer et à détruire les
acquis sociaux gagnés par les femmes, pour les femmes.
1. Le masculinisme : une mouvance de droite
Nous nous opposons au masculinisme. Le masculinisme est une mouvance
réactionnaire qui s'oppose au changement social porté par
le mouvement féministe. Il défend une vision
traditionnelle de la famille et des rapports sociaux entre les sexes.
Nous rejetons ces valeurs conservatrices et luttons pour
l'émancipation des femmes et des hommes hors du carcan
patriarcal. Certains masculinistes se cachent sous des dehors
conciliateurs, et disent souhaiter repenser la place des hommes dans la
société. Cependant, il ne faut pas être dupe de ce
discours dilué et aller directement à la source. Par
exemple, dans le cas du congrès Paroles d’hommes, qui dit
souhaiter promouvoir une «harmonisation des relations hommes -
femmes en établissant de nombreux liens entre groupes
féministes et groupes hoministes », le président,
Yvon Dallaire, clame ouvertement dans ses propres écrits sa
défiance, voire sa haine des féministes, et
légitimise la violence faite aux femmes. Qu'on le nomme
masculinisme ou hominisme, ou qu’on tente de le faire passer sous
couvert d’un discours de gauche, pour nous ce mouvement reste le
même, un mouvement réactionnaire, rétrograde, voire
misogyne et anti-féministe.
2. Le masculinisme, un renforcement du patriarcat
Le discours masculiniste est multiple, fortement
stéréotypé et met souvent de l’avant une
vision du genre masculin axée sur la virilité,
l’agressivité, le contrôle et le machisme tandis que
les femmes devraient, par « nature », être douces,
compréhensives, et surtout, obéissantes. Plusieurs
masculinistes défendent une définition rigide du
rôle des hommes et des femmes, et considèrent le
lesbianisme et l’homosexualité comme une anomalie et un
affront à la nature.
3. L'égalité : toujours un objectif
L'égalité entre les sexes n'a pas été
atteinte et les hommes occupent toujours une place dominante dans la
société et non pas, comme les masculinistes tentent de le
faire croire, un statut de victimes face aux femmes. Doit-on rappeler
qu'aujourd'hui encore, des écarts de salaires persistent
toujours entre les hommes et les femmes, que l'analphabétisme,
la pauvreté et la dépression sont toujours plus
marqués chez ces dernières, que le travail domestique
continue toujours d’être assigné aux femmes, et que
la quasi totalité des victimes d'agressions à
caractère sexuel sont des femmes ? L'oppression
systémique des femmes est toujours bien réelle et
l'égalité, toujours un objectif.
4. Les hommes ne sont pas des victimes
Il n'existe pas un nouveau système social qui infériorise
les hommes. Nous rejetons l'idée que le féminisme aurait
créé un apartheid sexiste anti-mâle comme l'affirme
généralement le mouvement masculiniste. Ainsi, ce dernier
tente de nous faire croire que les droits des femmes ont
engendré la discrimination et la domination des hommes.
Nous affirmons, au contraire, que les droits des femmes ont
heureusement changé le modèle de la famille
traditionnelle qui imposait aux hommes et aux femmes des rôles
sociaux rigides calqués sur les stéréotypes
sexuels, rôles sociaux encore trop souvent reproduits dans notre
société. Affirmer que ce changement discrimine les
hommes, c'est affirmer vouloir retourner à une
société conservatrice.
5. Le mythe du naturel
Afin de pousser leur agenda conservateur, certains masculinistes
expliquent et justifient la division sexuelle du travail et des
rôles de chaque genre comme étant naturels, innés,
donc inaltérables. Ils nient le processus de socialisation et de
construction sociale à l’origine de cette division. Par le
fait même, les masculinistes tentent de consolider le rôle
prédominant des hommes dans les domaines de pouvoir et
d’influence tels que la politique, au nom du naturel et au
détriment de l’égalité.
6. La violence : une réalité
La violence conjugale, et plus largement la violence faite aux femmes,
est toujours une plaie dans notre société. Dans la
grande majorité, voire la quasi totalité des cas, ce sont
les femmes qui en sont victimes et les hommes, les agresseurs. Ainsi,
nous considérons que la violence masculine est un outil de
sanction visant à rappeler aux femmes leur rôle dans le
système patriarcal. C'est un fait social inacceptable qu'il faut
enrayer et nous rejetons vigoureusement les propos affirmant que cette
violence serait naturelle ou symétrique. Rappelons que certains
masculinistes vont jusqu'à légitimer cette violence.
7. Avortement, contraception : libres et gratuits
Plusieurs masculinistes réclament des droits sur le ventre des
femmes. Nous sommes déterminé-e-s à lutter contre
la contrainte à la maternité, à défendre et
renforcer l'accessibilité et le droit à l'avortement et
aux moyens de contraception. Pour nous, le libre choix des femmes de
contrôler leur corps est sous tous les points de vue une
clé essentielle à leur émancipation.
8. Vernis scientifique
Afin d’opposer la pseudo-oppression de certains hommes à
l‘oppression des femmes, les masculinistes ont souvent recours
à l’utilisation de statistiques douteuses et hors
contexte, en plus de créer des concepts de toutes pièces
(ex.: syndrome du faux souvenir, violence conjugale symétrique).
Bien qu’il existe des hommes en difficulté, il est
malhonnête de considérer ces problèmes comme
étant aussi importants que ceux que vivent les femmes. Nous
dénonçons vigoureusement cette attitude qui a pour effet
une déresponsabilisation totale des hommes face à
l’oppression des femmes.
Conclusion
Voila pourquoi nous opposons au masculinisme par le biais d’une
analyse féministe radicale, identifiant un système
économique, politique et social qui se nomme patriarcat. Ce
système institutionnalise la domination des hommes sur les
femmes. Les solutions aux problèmes sociaux des femmes et des
hommes se trouvent selon nous du coté du féminisme
radical, de l'abolition du patriarcat et de la redéfinition des
rapports sociaux de sexes.
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